Les grands changements

Une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de continuer ce blog est qu’en janvier, la nouvelle entreprise de mon mari lui a proposé une expatriation aux Etats-Unis. C’était totalement inattendu (il était encore en période d’essai), il n’a pas changé d’entreprise pour cela. Mais quand il m’en a parlé, j’étais totalement pour (une fois assurée que la destination prévue – dans le Midwest – n’était pas dans une région de tornades). Et comme les enfants n’étaient pas foncièrement contres (il y a eu une réunion familiale pour prendre la décision et s’ils avaient hurlé un NON catégorique, nous les aurions suivi – à contre-coeur, mais persuadés qu’un tel changement ne pouvait se faire sans leur totale accord)

C’est en avril-mai que nous avons eu la confirmation que cette expatriation se ferait (jusque là, c’était en pourparlers. Et nous avons toujours eu la possibilité de dire non sans que Stéphane craigne d’avoir à prendre la porte). Mais à cette période-là, entre les visites pour vendre la maison, les appréhensions des enfants, les passeports à faire, etc, etc… je n’ai rien écrit ici… Et aujourd’hui, fin juillet, je m’y remets.

Pourtant, c’est une période vraiment pas facile ces semaines… J’ai trié (avec l’aide de l’homme quand il a été en vacances) le grenier pour jeter, donner à Emmaüs ou envoyer chez mes parents. J’ai réfléchi à ce que l’on faisait de chaque chose (« et cet appareil électrique, on peut le prendre ou pas ? » ou le bonheur du 110V là-bas…)

Il faut dire que l’on n’aime pas les choses simples : le visa ne peut être demandé qu’après un an  d’ancienneté. Et cette année sera complète en octobre 2017 ! Ce qui ferait un départ début 2018 au plus tôt (nous aurions pu décider de partir carrèment pendant l’été 2018, mais nous étions tous impatients). Et comme la maison a été vendue (passage chez le notaire dans 6 jours), nous avons trouvé une maison meublée non loin du travail actuel de Stéphane, dans le Pas-de-Calais. Donc je devais faire plusieurs tas de mes tris :
– ce qui est jeté
– ce qui est donné
– ce qui part chez mes parents
– ce qui part chez ma belle-mère
– ce qui partira directement aux Etats-Unis
– ce qui vient avec nous pendant nos derniers mois en France

Ouf ! Heureusement, je ne fais pas les cartons, c’est les déménageurs qui s’en occuperont la semaine prochaine. Mais cela m’a pris beaucoup d’énergie.  Aujourd’hui, même si c’est loin d’être fini (j’attaque le plus difficile moralement : voir la maison qui se vide, se rappeler des souvenirs qu’on croyait oublié, signer la vente de la maison où nous avons vécu presque 10 ans), je me sens plus légère et je reviens enfin sur ce blog.

Prochaine grosse échéance ? La visite de découverte, en famille, de la ville où nous devrions habiter pour les années à venir : Keokuk, Iowa. Encore deux semaines à attendre !

2 réflexions au sujet de « Les grands changements »

  1. Lorence

    Nous aussi nous sautons le pas, juste un changement de région dans notre cas. Mais après 28 ans dans la même maison je retrouve dans ton article nos impressions, ha ce grenier rempli de souvenirs qu’il faut trier, j’envie en ce moment les non matérialistes qui ne gardent rien, la charge émotionnelle est quelquefois bien lourde.
    Au plaisir de te voir en podcast et de te lire ici

    Répondre
    1. Anne Auteur de l’article

      Merci pour ton message !

      En effet, ce chamboulement me donne envie de virer minimaliste, qund je vois tous mes vêtements… pfiou !

      Bon courage pour ton déménagement, les podcasts reprendront à la fin du mois d’août après le voyage d’exploration, ça fera plein de trucs à raconter !

      Au plaisir de te relire.

      Répondre

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